ABONNE TOI saisie ton courriel ci-dessous et valide le MERCI

Si mes articles t'intéresse abonne toi: Entre ton adresse email ci-dessous:

Delivered by FeedBurner

vendredi 8 novembre 2019

LES COULEURS DE L’HERAULE

LES COULEURS DE L’HERAULE


L’Héraule c’est le village qui ferme la communauté de commune du Pays de Bray au Nord, ou bien celui qui l’ouvre tout dépends d’où l’on vient et où l’on va.
Je me dis qu’il est temps d’aller y faire un tour, juste une promenade pour voir. Et j’ai vu  un village de couleurs, chaque habitant ornant ces porte et volets d’une couleur.
Pas de rose ou de jaune vif comme en Irlande mais tout de même une promenade bien joyeuse.




vendredi 1 novembre 2019

QUERIMERO CARIMARO ET CHORCHELE


Quériméro, Carimaro et Chorchèle
au djignèle
pi d’étchèle
tous chés fames i sont tondues
i n’reste pu qu’él fame dèch maricho
à tonde din ch’sé.
O Guénel, Guénel, tou pitiou pitiou
Lavez vos écuèles et lékez vos plats
Si vos files sont bèles on les marira,
Si as n'sont pon bèles, on les laiçra là, et tra la la
 Chés margas i cant'te avu leus bétrapes*

Et toujours les betteraves Picardes*

hier c’était Halloween, les petits sont venus sonner à nos portes, gare à vous pauvre humain si vous n’aviez pas de confiseries.

Les histoires qui font peur ou pas,  de conte, de légende, de magiciens de fées, et de sorcières  depuis que mes filles sont toutes petites cela me passionne. C’est comme un une poésie au goût sucré de l’enfance.

Et depuis le début de cette résidence en Pays de Bray Oise, je cherche l’histoire moche pour vous faire frissonner et  trembler … parce que bien entendu on y croit tous aux revenants.
Forte de ma bibliothèque, internet, Wikipédia et dictionnaire « que dalle » rien à me mettre sous les dents …  Même sur la carte des légendes * rien entre Verberie et Granvillier. 
Pourtant,  lors de mes rencontres avec la caravane*en Pays de Bray,  des histoires locales émerges, rien de très précis une espèce de brouillard entourant ces vielles ensorceleuses. Car la sorcière est née Picarde, je vous l’ai déjà racontée.*


-          La mère Carlu dans le village de Bois Robert
Jean Claude retraité banquier  à bien connu la mère Carlu lors qu’il était enfant.  Mais il l’évitait,  car, il ne fallait surtout pas la regarder. Il ne peut donc pas la décrire. Mais cela se savait dans tout le village, « une ensorceleuse d’animaux. Elle pouvait faire mourir tout le troupeau, ou alors les vaches ne donnaient plus de lait. Tout le monde dans le village avait peur d’elle et y croyait. Moi aussi d’ailleurs. Je ne sais pas d’où elle venait. Le dimanche matin à l’église elle restait au fond.  Dans le village on savait qu’elle possédait deux livres de sorcellerie  le grand et le Petit Robert »

-          La sorcière de Cuigy en Bray ... je garde cette dernière pour une autre publication. j'entretien quelque peu le mystère

-          Le fantôme du cimetière
Un drôle d’homme, enfin drôle façon de parler. « Lorsque j’étais enfant, il y avait un fantôme dans le cimetière. Il portait de grands manteaux. Attendait caché derrière les tombes. Et j’jaillissais. » HOU HOU HOU. De jour comme de nuit.
«  Il ne portait rien sous son manteau et s’amusait à faire peur aux gens « 

-          Marie Grohète ch'est eune chorchelle qui maque chés éfants.
La fameuse qui se cache dans l’eau des marais pour attraper nos enfants pas sages qui se seraient approchés malgré l’interdiction formelle que vous leur en avez faite.
-           
  

  • La veille de Noël, les enfants vont de maison en maison pour avoir des bonbons en portant une betterave sculptée et éclairée. Chés margas i cant'te avu leus bétrapesréf = Alain Dawson, Le Chtimi de poche, Assimil évasion, 2004 


vendredi 25 octobre 2019

LOUP Y EST TU ?


Semaine 42

LOUP Y ES TU ?

HOUOUOUOUOUOUUOOO (imaginez le cri du loup)

Je vous ai déjà parlé de la forêt de Thelle en particulier lorsqu’elle se pare de bleu avec ses jacinthes  (https://allaisrabeux.blogspot.com/2019/09/bleu.html).  Aujourd’hui, je vais vous raconter son histoire enfin celles que je connais.

La forêt de Thelle est un minuscule souvenir de la forêt primaire qui couvrait le pays de Bray, avant son drainage, effectué grâce aux  poteries, pour l’agriculture et l’élevage. Un passage couvert préhistorique, caché bien caché derrière les ronces  en fait preuve… mais moi je sais où il est.


Elle est constituée de chênes de frênes de châtaigniers, mais aussi de sapins. On y trouve un vieux chêne de 300 ans, il faut plusieurs adultes pour réussir à le l’enserrer.

C’est un domaine de chasse, depuis toujours les seigneurs venaient chasser dans notre région, les sangliers, les cerfs, les chevreuils, lapins et autres gibiers peuplent ce magnifique endroit. Avec ma famille, nous allions à la chasse aux escargots.  « Escargots de Bourgogne montrent nous tes cornes », mes enfants croyaient qu’en chantant les escargots sortiraient de leur cachette.  Nous avions même fait un élevage d’escargots au fond du jardin.

Nous allons également à la chasse aux champignons, Bolets et Lépiotes élevées, d’autres aussi, mais je ne cueille et mange que les premiers.

En forêt de Thelle, vous trouverez surtout le calme, le silence et l’énergie de la nature.

Et peut-être que vous croiserez des loups houhouhouhouououououou en tout cas cette forêt était réputée comme dangereuse parce que les  loups y rôdaient et lorsqu’ils étaient affamés ils attaquaient les bêtes qui tiraient les charrues et carrioles.  En 1773 le premier mars, une louve affamée s’attaqua à l’un des deux ânes qui tiraient la cargaison d’un boulanger. Celui-ci tenta de l’effrayer et de la chasser, mais la louva lui bondit dessus, des bucherons accoururent, mais le pauvre homme mourra de ses blessures quelques jours après. 

Mieux vaut donc, ne pas traverser la forêt de Thelle avec des sacs de farine.


Pour en savoir plus



vendredi 18 octobre 2019


Semaine 41
FRONTIÈRE BUCOLIQUE


Je me suis penché sur mon papier pour tenter de rendre toute la beauté du paysage. Une bien paisible après-midi, à écouter l’eau s’agiter, et clapoter entre les arbres, a observer les prés où broutent les vaches à l’ombre des haies.

L’Epte est belle, elle passait dans les jardins de Monet et Pissarro. Monet en a d’ailleurs détourné un bras pour y faire les « Nymphéas ».

Un moment bucolique à l’image du temps qui coule au milieu de la prairie.  

Je laisse mon crayon glisser silencieusement sur la feuille  jusqu’au moment  où … une ombre se glisse sous ma chaise pliante, je sursaute, je crie, me rassoie … bah oui c’est qu’une bestiole quoi !!!!

Maintenant que j’ai planté le décor je vous situe plus sérieusement  le lieu.
Ce cours d’eau est la frontière naturelle entre la Normandie et la Picardie (et de  l’Ile de France plus au sud). Les bords de l’Epte ont été les témoins de deux Siècles de guerre, et de pillages avec les Vikings, de la guerre de Cent Ans et de la peste.

 « Celui qui reçoit un tel don, lui dis ient les évêques, doit baiser le pied du Roi. Jamais, répondit [Rollon], je ne fléchirai le genou devant quelqu’un, ni ne baiserai son pied. Cependant, poussé par les prières des Francs, il ordonna à l’un de ses guerriers de le faire à sa place, Celui-ci saisit le pied du Roi et le porta à sa bouche, mais il le baisa sans s’incliner et fit tomber le Roi à la renverse. De là de grands éclats de rire, un grand tumulte dans la foule.... » Chronique anonyme relatant la signature du traité de Saint-Clair-sur-Epte en 911



Pour en savoir plus

vendredi 4 octobre 2019

LA BLAGUE QUI FLINGUE


Semaine 40
LA BLAGUE QUI FLINGUE

Comment une blague en l’air devient une blague qui flingue, qui flingue les idées reçues sur l’immobilisme des campagnes,  et aussi, sur l’idée reçue qu’ aujourd'hui entre la télévision, les smartphones et les réseaux sociaux les gens ne se parlent plus.
Et bien ! Une blague aura suffi à rassembler tout le village.

Tout cela a commencé  en 2015 avec une exposition des anciennes cartes postales du village. Je vous l’accorde jusque-là … Mais tout de même le public et les visiteurs sont venus.
Tout cela a donc continué  l’année suivante avec les mêmes cartes postales accompagnées de  leurs sœurs : la même vu du même endroit maintenant. Cette fois encore, le public est venu …

Et puis la prochaine qu’est-ce que l’on fait ? « Le projet a été déclenché avec une blague en l’air, comme ça »

L’idée c’est de copier des images  historiques dans le village et avec les habitants en guise de … tontons flingueurs pour ne citer qu’un seul exemple. Je ne vais pas tout vous dire, parce que j’espère bien que vous allez venir la voir l’exposition photos … C’est ce weekend dans la salle socioculturelle de Flavacourt.
« Au départ on à chercher des faces qui ressemblaient à… et puis les idées de nouvelles images sont arrivées ».
 Ensuite pour chaque photo, il a fallu rassembler les acteurs, les costumes, les lieux, les accessoires et la lumière. Entre les agendas de chacun et le temps qu’il fait.  
Jacques m’a confié que Françoise lui avait répondu « Alors !, dépêches  toi, parce que t’as vu mon âge … je risque de ne pas être là pour l’exposition »
Enfin les participants ont dû être un peu coaché pour comme le dit Jacques « Retrouver l’énergie du personnage de chaque image originale, car même si on ne bouge pas il faut se mettre dans la peau du personnage » et "comme au  théâtre l’artiste a mis en scène ses personnages, nous nous sommes aperçus pour certaines peintures que la pose était pratiquement impossible à tenir". Pour finir enfin un très beau et minutieux travail de retouches.

Et moi qui épie ce projet depuis presque un an, je peux vous le dire ça a « beau être une blague en l’air qui s’est fait comme ça » cela ne s’est pas fait comme ça du tout. Il leur a fallu une belle énergie, une sérieuse organisation, beaucoup de discrétion  pour garder secrètes les réalisations jusqu’au dernier moment.

Pas de doute ! Il faut que nous allions voir ça.

J’adore ce projet parce qu’il symbolise l’humour et le vivre ensemble. En effet, ont participé à ce projet, des enfants, des adolescents, des étudiants, des parents, des actifs et des sans-emploi,  des retraités, des blondes, des bruns, des gris.


vendredi 27 septembre 2019

UNI VERRE

Semaine 39
UNI VERRE



Maya fait de la grisaille un bonheur multicolore.
L’autre jour lors de l’ouverture de son atelier, elle nous a tout raconté, le comment et le pourquoi. Mais je ne rentrerai pas dans les détails qui retireront à la poésie de la création.

Je voudrais tout de même vous dire que cette harmonie est à haut risque : Maya utilise des outils improbables lame au tungstène, pince à gruger (d’où le verbe), son four cuit à plus de 640 degrés, c’est chaud ! et le verre c’est fragile et ça coupe. D'ailleurs, elle se coupe régulièrement, mais l'habitude aidant elle ne rends pas compte seulement lorsqu'elle presse un citron. c'est elle qui le dit.

Pour sûr !  Y’a moins de risque avec l’aquarelle.

Allez visiter son uni-verre et son atelier qui s’est posé à La Bosse.

https://www.mayareich.com/accueil/





vendredi 20 septembre 2019

BLEU






Semaine 38

BLEU

Les enfants ont repris le chemin de l’école et vous avez presque tous repris le labeur. Vous pensez à juste titre qu’il va falloir entendre de long mois pour être de nouveau en vacances. Alors, juste avant l’automne je vous offre un peu de bleu.
J’ai réalisé cette aquarelle au début du printemps. Lorsque la forêt se couvre de bleu, de Jacinthe bleue.
Et mis à part, que je ne manque pas d’aller admirer la forêt domaniale de Thelle en robe de ciel, que c’est magnifiquement féerique, je n’ai pas grand-chose à vous dire d’autre.






Patricia Allais Rabeux

Se promener - Regarder - Observer - Ecouter - Dialoguer - Comprendre - Ne pas comprendre - Tracer - Retracer - Entendre - Rendre visible - Donner à voir - A revoir - A voir autrement - A lire - A s'interroger - A partager - A aller voir - A être ensemble -