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vendredi 14 février 2020

SERIFONTAINE






Lorsque l’on entre dans Sérifontaine en suivant la D915, rien ne donne envie d’y faire une pause. Et bien, moi je vous conseille de la faire.
Ouvrez les yeux une magnifique et surannée publicité peinte se laisse décrépir au fil du temps.
Des Trolls allongent leurs branches devant les voies de la gare. La gare qui n’ouvre plus. Des maisons qui enjambent de minuscules et romantique ruisseaux.

Ce village dissimule un passé très riche : néolithique, mérovingien, fortifiée par les Ducs de Normandie et attaquée par Richard Cœur de Lion, défendue par les Bourguignons et attaquée par les Anglais. Mais ce qui est encore plus visible c’est son passé industriel avec les barons du cuivre, du zinc et de l’aluminium et aussi avec les Pianos Kriegelstein dont je vous ai déjà parlé.
Cette histoire industrielle explique les alignements de petites maisons d’ouvriers. La friche industrielle de l’ancienne usine Tréfimétaux. Vous savez, je pense, combien j’aime les peindre.
Les locaux ont été louer à des artisans et autres associations, malheureusement une grande partie des lieux ont brûlé au début de cet hiver.



lundi 27 janvier 2020

LA CHAPELLE AUX POTS



Cette commune ne porte pas son nom par hasard.
Les pots en pays de Bray on sait y faire depuis des générations. Pour vous dire que c’est historique les premiers potiers s’installèrent à « Capella in Brayo » vers 1240. Il y eu jusques quinze fours et jusque 1 300 000 pièces par ans furent envoyer sur les routes de France et de Navarre.
Les murs de certaine maisons Brayonnes sont encore dressés avec des poteries « ratés ».
Et d’après ce que j’en sais les marécages ont été drainées par des tuyaux en poterie.

 
Tout cela grâce à la boutonnière dont je vous ai déjà parlé et à ses affleurements d’argile d’exceptions.

Nous sommes (enfin pas moi) potiers depuis les gallo-romains… Avec de grands noms comme Peter Greber, Bernard Palissy, Auguste Delaherche 1857 1940 et Pierre Pissareff 1904 1981 et aujourd’hui encore nombre d’ateliers de céramiste postiers vivent dans notre communauté de commune*.

L’aquarelliste que je suis, y a trouvé un authentique stop et une magnifique vue du village et de son église.



  • Entre-autre parce que je vais certainement en oublier Isabelle Bernard-Granger, Jacky Merigeau, Jen-luc Noël, Jean-louis Nigon, Monique Lesbroussart Jean-Michel Savary, Stéphane Quilan, Alain Jacomy et Brigitte Romaszko


lundi 16 décembre 2019

D'OR et de ROUGE


MARCHE DE NOEL

D’or et de rouge

C’est la saison de l’or et du rouge, on les voit étinceler irradier et illuminer l’hiver.
Les maisons se parent de lumières.
Les sapins remplissent nos coffres.
L’odeur de l’orange envahis nos demeures.

J’ai très bien travaillé, et c’est promis j’ai été très sage.  En attendant que le Père-Noël m’apporte le plus beau cadeau qui soit: remplir ma maison de toute ma famille, avec nos fous rires, nos blagues, nos n’importe quoi 

Je me promène, dans les villages de campagnes, moins de lumières que dans une grande ville, mais de ci de là des marchés de Noël organisés et décorés avec et par les villageois eux même. Des cadeaux fait main à offrir.
Des rois mages qui racontent des contes de loups et de souris.
Des agriculteurs qui proposent leurs fromages.
Des artisans qui nous régalent de leurs savoir-faire.

Mais surtout et surtout, une ambiance qu’aucune grande ville ne peut égaler : la chaleur du feu de bois et des voisins. Le vin chaud blanc ou rouge partagé entre amis. Le maire Noël qui s’inquiété d’accueillir tout le monde au mieux. Et nos adolescents qui rigolent en servant les crêpes.  

De quoi remplir votre hôte de cadeaux équitables, fait main, et originaux.

(désolée pour la mauvaises qualité des images ci-dessous je n'ai pas accès au scan)






vendredi 6 décembre 2019

RN 31


Cet été, j’ai embarqué ma fille photographe – «  toi tu fais les photos et moi je conduis »
Et voila ! Comment abuser de ses propres enfants pour ne pas faire le travail.
Je rigole ma fille chérie.

J’ai donc conduit ma fille tout le long de la RN31, enfin non pas tout du long, parce que une partie du grand contournement de Paris reliant Rouen à Reins, c’est un peu long.  Juste de Ons-en-Bray à Saint-Germer-De-Fly, la partie qui traverse la communauté de commune du pays de Bray.

Je rentre donc 2 heures plus tard avec environs 612 photographies.
J’ai trié,
J’ai sélectionné,
J’ai re sélectionné,
Et je les ais dessiner
Bref, j’ai tout de même dû faire un sacré boulot.

La RN 31, Je vous l’accorde, elle est presque aussi désagréable qu’une autre route nationale.
Lorsqu’on les empreinte, on a juste envie d’arriver, mais elles sont aujourd’hui limitées à 80 kilomètre heure. Donc on tente d’échapper aux radars et aux gentils gendarmes pour doubler le traînad en Playmobil sans permis qui se traîne devant nous. Je suis certaine que vous me suivez.
Tout concentrer sur l’heure d’arrivé, la conduite, les dépassements de vitesse, on ne voie rien. Comme sur l’autoroute, des lignes blanches, du bitume qui défile défile défile.

 Bref ! C’est une nationale comme les autres, me direz-vous. Et bien NON, je ne suis pas d’accord. Ce n’est pas pareil parce que … et bien parce que … elle est en pays de Bray.


Et cette après-midi d’été, pas de course ou de rendez-vous urgent, j’ai pris le temps de bader tout du long. J’ai regardé les abords, les chemins, les champs, les forêts, les villages, les vaches brouter, les publicités dépeintes sur les murs des fermes,  les anciennes usines de briques et leurs verrières, les buissons, les forêts, les relais routiers etc. Avec au bout de la route une surprise : un arbre creux.














Bonne route à vous


vendredi 29 novembre 2019

LABOSSE


LA BOSSE


« J'aurais dû vous montrer les petits dessins que j'ai réalisés pendant dix ans dans l'Oise. J'ai habité à La Bosse, un petit village entre Gisors et Beauvais. » Alechinsky

Je ne peux pas vous parler de La Bosse sans commencer par Alechinsky. Non-monsieur Alechinsky vous ne faites pas de petits dessins ? Tout chez vous est poésie, de la ligne sérigraphiée aux plaques dégoût de Beauvais.

La deuxième chose qui me vient à l’esprit lorsque je pense à ce « petit » village du Pays de Bray, Labosse, c’est : que la bosse est dans un creux. Ne rigolez pas, c’est vrai.
Tellement vrai que c’est aussi une des dernières zones blanches.

J’imagine que cela doit interpeller les accrocs du portable. Je pense que, cela à son avantage, on est bien certain de ne pas être interrompu. Le temps de faire, une seule chose à la fois, reprend donc ses droits.
Tranquillement.

Mes aquarelles se dessinent au fil de l’eau, celle de la peinture et celle de l’Aunette, qui va doucement abreuver le lavoir.








vendredi 22 novembre 2019

CHASSE


Semaine 46

CHASSE


Aujourd’hui J’ai été autorisé à partager une journée par mis les chasseurs au domaine de la Futaie  dans la forêt de Thelle.  Et, deuxième chance, en cette période automnale, malgré la pluie annoncée, il fait beau.
Le rendez-vous est donné.

Les chasseurs commencent leur journée, comme nous tous au bureau ou chez nous, autour d’un café. Mon hôte, me présente à tous et toutes, du moins à toutes les personnes croisées.
-         «  Monsieur le président »
-         «  Je ne suis pas le président, la présidente c’est ma mère … Il y a les fils à papa, moi je suis un fils à maman ».  Je ne peux pas faire autrement que d’être convaincu.

Ce sera  le premier étonnement de la journée ils sont nombreux et nombreuses.
J’écoute avec attention, et je me rends très vite compte que je ne connais pas la moitié du vocabulaire. 
-         «  Es ce que vous faites des chasses à cours ?
-         «  Au mois de mars, peut-être, s’il nous reste un bracelet »
-         « Excusez-moi, qu’es ce que c’est un bracelet
-         « Une femme … qui demande ce que c’est qu’un bracelet … Un bracelet c’est le nombre de cerf que l’on à l’autorisation de tuer »
Après le café, ils font la cour … Cela me fait penser à la cour du roi, d’ailleurs les rois de France venaient chasser dans nos forêt Picarde*. Je n’ai pas osez poser la question, mais je demande tout de même de plus amples informations.

D’ailleurs j’ai bien eu l’impression d’être la naïve de service, avec mes questions idiotes. Pourtant tous et toutes ce sont fait un plaisir d’y réponse avec beaucoup de gentillesse.

-         « la cour, ce sont les directives et recommandations dites par le président et le garde-chasse »

Je retrouve Dominique, que j’avais dessiné il y a quelques mois. Qui est rabatteur depuis longtemps. Il est content que j’ai pu venir.

Je ne suis toujours pas très certaine d’avoir tout compris, je vous livre donc ce que j’en ai retenu. Pourtant pour une foi j’étais super super attentive.  Je n’avais pas très envie de prendre une balle perdue … J’avoue,  j’avoue, j’avais un peu la trouille.

Ce sont des « professionnels » et l’organisation est «  presque militaire ».
Le fils de la présidente souhaite la bienvenue aux nouveaux, invité ou actionnaire, en les présentant et en nommant leur hôte.


Les chefs de lignes sont désignés,  ils sont responsables des chasseurs de leur ligne.  Une ligne est une série de chasseur. Dans certain cas le chasseur doit lui demander son autorisation pour tirer. C’est alors lui qui est responsable, d’un éventuel accident.
Une chasse dure une heure trente environ, il y a donc plusieurs chasses dans la matinée et dans l’après-midi.
Le gilet jaune est réservé à la route l’orange est donc obligatoire pour participé.
On ne tire pas sur un entrant, et il doit être signalé par le cor de chasse.
Et d’autres informations.
-         « Je vous demande d’éviter de tirer sur une laie si elle attend des petits, la semaine dernière une laie grosse a été tiré, les petits étaient gros comme ça … et c’était … Si une laie est enceinte cela ce voie »
-         « Tous les chasseurs ont leur permis de chasse et leur assurance en règle »

Les chasseurs partent, les rabatteurs attendent un peu pour partir à leur tour.

Le garde-chasse me dit ou je dois me placer.  Je ne suis toujours pas très à l’aise.  Ce territoire m’est complètement étranger,  tellement loin de ce dont j’ai l’habitude. Aussi j’obéi sans sourcilier.

Seule dans l’allée, j’attends, la suite de l’aventure.  Tout en profitant du soleil qui dessine une dentelle de feuilles rouges, jaunes, ocres. Je me concentre sur les bruits.
-         Les battons frapper sur les troncs
-         Les cris des rabatteurs
-         Le vent dans les arbres
-         Les fougères froissées doucement par un daguet*, qui inquiet traverse le chemin à côté de moi.
-         Le cor de chasse qui sonne
-         Les coups de feu
-         Les oiseaux qui s’envolent
-         Les cris des animaux blessés aussi

Nous échangeons nos regards et nos photos de la matinée avec un passionné qui vient avec son appareil photo, pour traquer la lumière, la magie de la forêt et chasser de  magnifiques images d’animaux.

Viens l’heure du déjeuner, ou tout le monde se retrouve autour du buffet et des braséros.  Il faut mieux ne pas être au régime, délicieux.

Tous se racontent leur matinée et aussi leurs chasses passées.
-         «Un jour on étaient  une file de 4X4.  Une prairie de 15 hectares. Un troupeau de biches et de cerfs s’arrêtent, se retournent et nous regardent passer. Nous arrêtons les moteurs et sortons tous nos appareils photos. C’était juste un instant magique ».
Certains, surtout des rabatteurs,  viennent me parler et voir les croquis réalisés et me demande si j’ai vu des animaux.
-         «  Nous faisons 9 chasses le samedi et deux le mardi … Il faut  mieux venir  le mardi, là ce sont de vrai tireurs … le samedi … enfin là (sous-entendu aujourd’hui) ce sont des bobos ».


Les bêtes sont apportées à l’atelier, pour la pesée … certains chasseurs vont les prendre en photos, trophées de la journée.

Je rentre dans mon foyer, et je me demande bien comment je vais pouvoir vous raconter cette journée dans un monde à la foi voisin du mien mais pourtant aux antipodes de ma galaxie.

* Depuis 1250 la forêt Picarde est protégée par les rois et le clergé, grand propriétaire terriens. […] Rien d’étonnant à ce que les forêts, lieux de loisir jalousement protégés par les grands, sources de revenus soigneusement entretenues par les abbayes […] « La Picardie » de René Gast ed Oeust France 2015
*Daguet : jeune cerf

 


vendredi 15 novembre 2019

AUTOMNE


semaine 45






AUTOMNE

C’est l’automne, les feuilles tombent et les champignons poussent.

« Cette année, c’est l’année du siècle pour les champignons, même où il n’y en a jamais les autres années, cette année y en a ça pousse partout » Parole de Garde-Chasse
Quand bien même, si cette année les bolets sont nombreux, je ne vous donnerais pas où sont mes coins à champignons.  Un jour, si je déménage, si vous avez été gentils avec moi, et si vous êtes un ami de longue date, au moins ça, je vous transmettrais mon savoir.
Je remercie d’ailleurs Jean-Christophe et Mathieu, qui sont partis vers le sud.

Tous les ans dès le mois de septembre, après une averse puis quelques rayons de soleil. Nous chaussons les bottes de caoutchouc. Mettons le couteau dans nos paniers.  Pour nous régaler avec une belle omelette aux coulemelles « Lepiotes Élevée », et un risotto aux bolets. 

Gourmet certes, pour autant la promenade n’en est pas moins très agréable. De chênes en fougères roussis par la saison.

Le ciel éploré transperce les cimes dentelées des frênes et des chênes. La verticalité massive des troncs nous encourage, transportant leur énergie stable et figée.  Entre les fougères crénelées,  les feuilles brodent de couleurs flamboyantes le tapis des chemins.
Et au centre de toute cette beauté, des villages de lilliputiens émergent.

« Notre » forêt de Thelle, notre parce qu’elle est chez nous, voilà tout.  Enfin nous sommes  tout à fait prêts à la partager avec vous.
Notre forêt de Thelle est absolument magnifique en toutes saisons d’ailleurs.

Elle est un des restes de la grande forêt primitive[i] qui recouvrait notre région avant le moyen âge. Les hommes préhistoriques nous ont laissé là un passage couvert[ii], là-bas un dolmen[iii], et beaucoup d’outils en silex sont retrouvés dans les champs alentour[iv]. Elle est devenue ensuite le terrain de chasse des rois et des puissants[v].






[i]De la grande forêt primitive qui couvrait la Picardie il y a 2 mille ans, puis qui recula devant les latifundies de l’époque gallo-romaine avant d’étendre de nouveau son emprise entre le début des grandes invasions et l’an mille, il ne reste rien, pas même des souvenirs… Il y a bien longtemps que la forêt est une culture comme une autre […] A partie de 1250, il n’y a plus de défrichement en Picardie. Les surfaces boisées font au contraire l’objet d’une protection renforcée de la part du roi et des grandes abbayes, principaux propriétaires forestiers. * […] Rien d’étonnant à ce que les forêts, lieux de loisir jalousement protégés par les grands, sources de revenus soigneusement entretenues par les abbayes, aient vu naître sur leur périphérie ou dans leur plus vaste clairière, outre des villes écrins où l’aristocratie et la clergé se faisaient bâtir hôtels particuliers et palais urbains, un nombre étonnant d’édifices civils et religieux : relais de chasse, folie, château, prieurés ou monastères. Dont le foisonnement prouve qu’après être longtemps restées un no man’s land mystérieux et redouté, elles étaient devenues, au moins dans les trois ou quatre derniers siècles, un espace de vie parfaitement apprivoisé.
 « La Picardie » de René Gast ed Ouest France 2015
[ii] Passage couvert de Flavacourt, non loin du grand chêne http://www.flavacourt.fr/fr/information/69506/le-gros-chene
[iii] chateau.fr/fr/information/97287/chronologie
[v] Ancien terrain de chasse de prédilection des rois, qui composent un ensemble entretenu de 34300à hectares. Irremplaçable poumon vert aux portes de Paris. Vestige de l’immense forêt frontière qui s’étendait jadis jusqu’au Ardennes, ce massif, héritier du mythe médiéval de la forêt profonde,  hante l’imaginaire picard.
Empreinte étonnamment persistante quand on la compare au taux de boisement de la région dans son ensemble Sophie Paillette


Patricia Allais Rabeux

Se promener - Regarder - Observer - Ecouter - Dialoguer - Comprendre - Ne pas comprendre - Tracer - Retracer - Entendre - Rendre visible - Donner à voir - A revoir - A voir autrement - A lire - A s'interroger - A partager - A aller voir - A être ensemble -